mercredi 27 juin 2018

Elizabeth, marquise déchue (Louis Clavel, février 2018, La Musardine)

Les excellentes éditions La Musardine ont récemment présenté un roman à la fois érotique et historique : Elizabeth, marquise déchue, par Louis Clavel dont c’est le premier roman. Du coup, je n’ai absolument rien à dire sur lui ! Par contre, voici le petit texte de présentation du roman :
1717. Pour fuir un mariage arrangé et vivre auprès de l'homme qu'elle aime, Elizabeth, jeune marquise anglaise, accepte de tout quitter et de prendre le large depuis le port de Liverpool. Direction le Nouveau Monde et la nouvelle vie qu'il promet.
Bateau de transport de passagers - XVIIIème siècle

Mais le destin sépare les deux amants dès les premiers temps du voyage. Elizabeth et Mary, sa domestique et amie de toujours, embarquée à ses côtés, se retrouvent livrées à elles-mêmes dans la promiscuité libidineuse des croisières au long cours.
Lorgnées par les marins, effrayées par les esclaves enchaînés à fond de cale, menacées par les pirates qui écument les eaux chaudes des Caraïbes, les deux jeunes femmes doivent apprendre à survivre, avec au cœur cet infime mais tenace espoir : retrouver Timothy, l'amant disparu. Elles apprendront également, en chemin, que survivre a un prix. Le prix de l'innocence.






Abordage par les pirates - XVIIIème siècle


Innocence, innocence… Notre marquise n’en est pas tant que ça une bonne représentante, et Mary sa servante encore moins !
Couverture (trompeuse) du roman
 Bien plus qu’un roman historique, ce premier roman très facile à lire brosse des portraits hauts en couleur dans un univers hostile où chacun fait son maximum pour sauver sa peau et sait parfaitement restituer l’atmosphère des romans d’aventure de notre jeunesse… avec quelques épisodes interdits aux moins de 18 ans quand même !


Marquise début XVIIIème
L’héroïne Elizabeth découvre la vie, avec tout ce qu’elle a de paradoxal, en proie à des pulsions qu’elle n’aurait jamais connues si elle n’avait été confrontée à l’adversité. Bien plus qu’un récit érotique, ce roman questionne sur des sujets universels comme la lutte des classes, le vivre-ensemble et les valeurs que peuvent partager des personnes qui ne sont justement pas issues des mêmes couches sociales, en plus d’une certaine authenticité du propos qui n’enlève en rien la dimension divertissante du roman avec ses retournements de situation et ses nombreux rebondissements. 

Par contre, quelques imperfections entachent quand même le propos de l’auteur, à commencer par quelques incohérences qui montrent que la relecture du manuscrit n’a pas été opérée avec assez de soin : par exemple Elizabeth et Mary partent avec un simple (gros) sac qui devient des malles en arrivant à Plymouth pour finir par une garde robe bien fournie sur le bateau.
Cela dit, d’une part une série de grosses malles peut suffire à remplir les placards d’un bateau pirate, et en tant qu’auteur je connais aussi ce vaste problème de relecture et de cohérence, alors je ne jetterai pas la pierre…

Plus gênant pour un roman sur fond historique, on peut relever quelques grosses erreurs. L’esclavage n’existait pas en France, enfin pas sur le territoire européen de la France: tout esclave qui en foulait le sol était automatiquement libre. Pour un Breton, j’ai été très étonné par l’escale à Brest : très très peu d’esclaves ont été embarqués du port de Brest. Si encore on avait parlé de Lorient, ou « mieux », de Nantes qui a réuni plus de 40 % du commerce triangulaire français… D’ailleurs, cela constitue encore aujourd’hui une des plus sérieuses fractures entre la ville et la Bretagne, un des plus grands obstacles à son retour au sein d’une Bretagne réunifiée, non seulement en raison de l’acte lui-même (après tout Lorient et St Malo n’étaient pas non plus d’une moralité exemplaire dans l’affaire…), mais aussi pour ce que cela a entraîné comme mentalité parmi ses habitants, accusés par beaucoup d’autres Bretons d’être devenus des nouveaux riches arrogants, cupides, imbus d’une supériorité financière très contestable, et s’occupant plus de leurs petits bénéfices égoïstes que du devenir de la région et du bien commun breton. Et ça, en Bretagne, ça ne passe pas. Mais c’est un autre débat !

 Les traites négrières


Bateau de transport d'esclaves - XVIIIème siècle

Enfin, tout le début du roman nous parle de cette complicité entre la marquise et Elizabeth et Mary, servante qui se révélera habitée d’une sexualité intense. Si on sent bien à partir de l’épisode du bateau pirate que leurs liens se distendent, mais quand même, le reproche qu’on pourra faire à l’auteur est de ne rien nous révéler sur le devenir de Mary à la fin de ce roman, toute la conclusion étant uniquement axée sur Elizabeth. Un moyen pour l’auteur de ménager les épisodes suivants ?  
Marquise début XVIIIème
Quoi qu’il en soit, ce roman reste prometteur et agréable à lire, et sa grande qualité est de nous laisser espérer une suite (pour savoir ce que devient Mary?).

Et la fessée là-dedans ?
Et bien il n’en est guère question ! Mais de toutes façons sur ce blog, je fais ce que je veux !
J’ai toutefois pu vous dénicher un bref épisode où elle joue un rôle très érotique, semblant montrer que notre héroïne en apprécie vivement les effets, et vous allez pouvoir en profiter. Le voici, juste après une courte présentation du contexte :


Embarquée sur un navire avec Jean-Baptiste, le cousin français de son fiancé Thimoty, Elizabeth n’est pas insensible au charme de ce dernier. Mary, la servante s’éclipse souvent pour aller rejoindre à fond de cale les marins et les esclaves africains. Lasse de l’attendre, Elizabeth parvient à se glisser dans un endroit d’où elle peut observer la débauche de sa servante qui s’offre à un puissant esclave noir devant les marins rassemblés autour d’elle. Très excitée et rendue furieuse par la découverte des orgies sexuelles pratiquées par sa servante, Elizabeth se précipite dans la cabine de Jean-Baptiste et s’offre à lui. Ravi de l’aubaine qu’il espérait depuis longtemps, celui -ci ne se fait pas prier...

Sans crier gare, il m’a dirigée vers le lit et m’y a jetée la tête la première, de telle sorte que j’y suis tombée à quatre pattes, les fesses relevées et offertes à la pièce. Dans mon dos, Jean-Baptiste a murmuré un shhhhh pour me maintenir dans cette honteuse position. Je n’ai plus osé bouger. Mon sexe pleurait le long de mes cuisses, j’étais prise de tremblements d’excitation incontrôlables. Soudain, les mains de Jean-Baptiste se sont posées sur moi, chacune a agrippé l’une de mes fesses. J’ai senti la peau de mes cuisses s’étirer très légèrement comme il ouvrait le chemin de mon sexe. Je croyais sentir sa queue mais c’est sa langue qui s’est d’abord posée entre mes petites lèvres, et a dégouliné jusqu’à mon clitoris. J’ai sursauté de surprise et de plaisir mêlés. Jean-Baptiste a aspiré un peu de ma joie et puis s’est redressé : aussitôt il a présenté son gland à l’entrée de mon antre. Il est entré doucement en moi, d’un mouvement régulier, sans jamais reculer. J’ai crispé mes poings autour des draps du lit. J’ai commencé de gémir sans parvenir à m’arrêter. Mon amant me remplissait parfaitement le sexe.


De là, il a grogné et entamé de puissants va-et-vient, ses mains toujours ferrées à mes fesses. Il m’a semblé que son sexe avait été moulé à l’empreinte du mien, car son gland travaillait chaque pouce de mon vagin, m’arrachant des sensations que j’avais jusqu’ici ignorées. Je gémissais plus fort, avec plus d’impudeur qu’à l’habitude, et me surprenais à cambrer mon dos pour aller au-devant de ses assauts. Aussi, le sentiment de honte que me procurait ma position, à quatre pattes comme une chienne subissant une saillie, décuplait encore mon plaisir, car ainsi besognée par un homme, je n’avais plus d’autre choix que d’accepter mon sort et la vérité : remuée par la débauche des esclaves, j’étais venue à Jean-Baptiste pour recevoir à mon tour le traitement qui seyait aux catins, le sexe profond et sauvage, sans mesure, sans limites.


À quatre reprises, entraîné par les mots qu’il crachait et qui me rendaient folle -jamais il n’avait baisé femme telle que moi, jurait-il, aussi lascive, au sexe aussi rafraîchissant-, Jean Baptiste a soulevé ses mains dans le vide et les a fait sèchement retomber, fouettant mes fesses avec autorité. À quatre reprises, ces fessées outrageuses m’ont portée tout au bord de l’orgasme. Vraiment, je me découvrais chienne, je me découvrais sienne.


Nous avons explosé d’une même voix, alors qu’il occupait mon sexe depuis un temps infiniment délicieux. Mes cris étaient incohérents, démesurés, et se mêlaient aux siens comme il avait ralenti sa besogne au profit de pénétrations lourdes, ses testicules venant frapper la base de mon sexe à rythme régulier. Au terme d’un ultime assaut, alors que je sentais une fois plus la chair durcie du mâle remonter mon vagin pour en remplir l’espace et distendre ses limites, Jean-Baptiste s’est immobilisé. Il a soupiré et basculé en avant, son visage soudain perdu dans mon cou. Son gland a très nettement grossi au fond de moi.

- Je vous marque, Lizzie, m’a-t-il murmuré à l’oreille… Sentez comme je vous marque.
Son sperme a jailli en d’innombrables jets. J’aurais juré qu’il déversait des litres dans mon sexe. Rendue folle par la situation, et la sensation de plénitude que m’offrait ce sexe gorgé de foutre, j’ai joui au même instant, secouée de soubresauts violents. J’ai hurlé mon bonheur.


Alors, une bonne fessée bien claquante pendant une levrette est-elle aussi excitante que le prétend Louis Clavel ? Mesdames, c’est à vous de le dire : nous attendons vos témoignages.



mercredi 9 mai 2018

La fessée, le sexe, et les endorphines


Aujourd'hui, je suis un homme heureux : je viens de recevoir un charmant message de la part de Michael Masterson m’autorisant à publier la traduction des articles parus dans son blog, pourvu que, comme je le fais habituellement, je cite mes sources. Je ne peux que sincèrement le remercier de sa générosité.

Michael Masterson et une de ses modèles

Cette autorisation si aimablement accordée ouvre à mon modeste blog des perspectives fort intéressantes : en plus d’être un des fondateurs et un dirigeant heureux d’une des plus belles sociétés médiatiques opérant dans la fessée (Realspankings, qui a donné le jour à beaucoup de petites sœurs gravitant dans la galaxie Realspankingsnetwork http://www.realspankingsnetwork.com/index.php), Michael Masterson est aussi un intellectuel réfléchissant avec beaucoup d’acuité et de pertinence sur le phénomène de la fessée entre adultes, en particulier à travers les articles qu’il publie depuis décembre 2004 sur son très intéressant blog http://www.thespankingblog.com/index.php/weblog/ .


La bannière actuelle du site Realspankings

Depuis à peu près cette époque (je n’ai malheureusement pas pu assister aux tout débuts de Realspankings en 1997), je suis avec constance les productions de ses sociétés qui ont l’immense mérite d’avoir quelque peu réveillé et révolutionné le milieu médiatique de la fessée aux USA et partout dans le monde. J’ai toujours apprécié l’intelligence avec laquelle elles évoluaient, mais le blog de Michael propose vraiment des articles très enrichissants et instructifs à côté desquels qu’il serait très dommage de passer si vous ne maîtrisez pas la langue anglaise.

La bannière du blog
 
Pour écrire ses chroniques, Michael Masterson utilise en effet non seulement son expérience dans le monde de la fessée mais aussi sa formation de haut niveau de… chercheur en psychologie, vocation qu’il n’a finalement jamais mise en pratique dans le milieu universitaire en raison du succès de ses productions sur Internet : elles lui assurent (hélas?) un bien meilleur revenu que le maigre salaire consenti à ceux qui se dévouent chaque jour à repousser les limites de la science et à améliorer notre quotidien.

Pour commencer la publication en français de ces traductions, je vous propose donc cet excellent argumentaire sur les vertus de la fessée, et en particulier son impact très bénéfique sur la santé, impact dont je suis aussi absolument persuadé et que j’avais déjà évoqué à plusieurs reprises dans mes propres articles. Vous imaginez le plaisir que j’ai ressenti à la lecture de cette chronique qui confirmait de façon éclatante mes convictions intimes, et ce sous la plume d’un des plus grands fesseurs sur Internet !
Pour terminer, juste avant de vous laisser vous instruire, je voudrais évoquer ici la mémoire d’Hervé, petit bonhomme jovial et rempli d’humour, provocateur comme pas un, et grand fesseur devant l’éternel, que j’ai eu le bonheur et la chance de rencontrer de façon très cordiale, et avec qui j’ai eu l’honneur et le plaisir de mener il y a quelques années de grandes conversations sur la fessée et ses vertus. J’en profite aussi pour remercier chaleureusement (d’ailleurs ses fesses l’ont bien senti…) l’amie commune qui a permis notre rencontre.
Hervé nous a hélas quittés beaucoup trop tôt et me laisse toujours par son absence, même après toutes ces années, une grande impression de vide. Nous adorions tous les deux claquer les fesses nues d’une femme consentante et nous aurions pu mener encore plus loin nos réflexions impertinentes, notre complicité irrévérencieuse d’esprits libres, mais la vie en a décidé autrement.
Hervé avait cumulé une grande expérience de fesseur de femmes, et, convaincu comme moi des avantages nombreux de la fessée, avait pleinement conscience du bien-être qu’elle peut procurer. Aussi s’était-il auto-proclamé fessothérapeute, terme dont à ma connaissance il était l’inventeur et à mon sens le seul détenteur. J’espère que de là où il est, il voit avec bienveillance, de son œil pétillant, mes efforts pour essayer de perpétuer une certaine idée de la fessée et qu’il me juge presque digne d’arriver un jour à mériter ce titre.
Hervé, éminent fessothérapeute pour l’éternité, si le souffle de ton esprit a accès à mon blog, je te dédie cet article à la gloire de ta très chère fessothérapie, en espérant qu’elle soit un jour pleinement reconnue… tout en gardant cette aura un peu sulfureuse de pratique politiquement incorrecte qui réjouissait tant ton esprit malicieux et si peu conventionnel.
 

La fessée, le sexe, et les endorphines (Michael Masterson, mardi 08 février 2005)
http://www.thespankingblog.com/index.php/weblog/2005/02/ 
Les endorphines jouent un rôle important quand entre en jeu la fessée aux niveaux les plus durs. Jetons un coup d'œil rapide sur ce que sont les endorphines et ensuite nous explorerons le rôle qu'elles jouent dans la fessée. Les endorphines sont des neurotransmetteurs trouvés dans le cerveau qui ont des propriétés analgésiques similaires à la morphine. Les endorphines interagissent avec les neurones récepteurs des opiacés dans le cerveau et bloquent essentiellement les signaux de douleur envoyés au cerveau par le système nerveux. Alors que la recherche sur le sujet est encore relativement récente, des études montrent que les endorphines sont très bénéfiques pour notre corps. Des études récentes suggèrent que, entre autres choses, les endorphines améliorent le système immunitaire, soulagent la douleur, réduisent le stress, et elles s’opposent aussi à certains des effets du processus de vieillissement.

La plupart d'entre nous sont plus familiers avec la production d'endorphines à la suite d'un exercice intense, ou à la suite d'une douleur physique. Le corps produit des endorphines à des niveaux élevés dans plus de situations que juste celles-ci. L'activité sexuelle produit des endorphines et la recherche montre qu'au cours d'une relation sexuelle, les niveaux d'endorphine peuvent augmenter jusqu'à 200%. Il a été suggéré que les sentiments euphoriques que l'on éprouve après les rapports sexuels sont le résultat de niveaux élevés d'endorphines qui traversent le corps. Il y a aussi des aliments qui sont liés à la production d'endorphines. Manger des piments ou du chocolat chaud peut entraîner la libération d'endorphines. Cela aide à expliquer pourquoi certaines personnes mangent du chocolat pendant les périodes de stress et trouvent que c'est un aliment réconfortant. Bien que libérées en plus petites quantités que pendant les rapports sexuels, la consommation de chocolat peut produire assez d'endorphines pour créer une sensation euphorique.Les endorphines jouent un rôle important dans la fessée et peuvent expliquer en outre pourquoi ceux qui ne sont pas vraiment investis dans la fessée trouvent pourtant du plaisir à avoir leurs fesses claquées pendant les rapports sexuels. Comme illustré ci-dessus, la production d'endorphines peut conduire à un sentiment euphorique, et un peu de douleur mélangée au sexe peut faire beaucoup pour augmenter le plaisir. En tant que producteur de vidéos de fessée, les endorphines jouent un rôle très important dans ce que nous faisons. Pour les modèles que nous fessons et qui sont vraiment dans le fantasme, être excitée sexuellement peut les aider à traverser les scènes les plus difficiles que nous faisons. Les modèles qui ne sont pas dedans n'ont pas les avantages de l'excitation sexuelle dans une scène et il faut des endorphines pour leur permettre de dépasser leurs limites.

On nous demande souvent comment nous pouvons trouver autant de jeunes et beaux mannequins qui veulent prendre une fessée si sévère. Je pense que l'une des principales raisons est que nous sommes bons dans ce que nous faisons et que nous pouvons guider n'importe qui à travers une scène très dure. Nous avons appris à utiliser le concept des endorphines à notre avantage. Nous commençons toujours chaque jour lentement et réussissons à conduire une modèle dans les scènes les plus difficiles. Même une fessée modérée, appliquée sur le postérieur de quelqu'un qui n'aime pas ça, produira des endorphines. Quand vient le temps de faire une scène plus dure, le système nerveux est déjà légèrement préparé à ce qui va arriver. En outre, nous avons appris à reconnaître quand le corps intensifie les choses et commence à produire des endorphines à des niveaux très élevés. Il faut de la pratique et de la connaissance de la personne que vous fessez, mais il est possible de voir visiblement les signes qui vous permettent de savoir que les endorphines sont en train de passer à la vitesse supérieure. Vous verrez souvent des scènes dans lesquelles la modèle se bat pendant la première moitié, et même si la fessée augmente en intensité, elle combat moins tout le processus vers la fin. Ceci est le résultat du processus par lequel son corps trouve un moyen de faire face à la douleur en produisant des endorphines. En reconnaissant quand cela arrive, nous pouvons emmener un modèle beaucoup plus loin qu'elle ne pensait vraiment pouvoir faire. Les endorphines sont également responsables du fait que, immédiatement après une fessée intense, les gens rapportent que leurs derrières ne font pas aussi mal que prévu. La surprise arrive quelques heures plus tard quand ils se rendent compte qu'ils sont très douloureux, beaucoup plus que ce à quoi ils s'attendaient. Une fois que le corps réduit son niveau de production d'endorphine, la vraie douleur de la fessée se réalise entièrement.

Il y a encore beaucoup de recherches à faire dans ce domaine, mais il y en a suffisamment à l'heure actuelle pour appuyer ce que j'ai dit. En tant que fesseur, vous pouvez apprendre à utiliser les endorphines à votre avantage. Il y a beaucoup de gens qui ont le désir de recevoir une fessée dure, mais constatent qu'ils ne peuvent pas tolérer autre chose qu'une légère fessée. Cela concerne plus que la tolérance à la douleur. il s'agit d'être correctement guidé à travers une scène qui augmente en intensité. Les endorphines sont la raison pour laquelle les gens peuvent prendre une fessée plus dure après un échauffement. Je me sens capable d’amener n'importe qui dans la fessée, indépendamment de sa tolérance à la douleur, à un niveau d'intensité dont il n'avait aucune idée qu'il pourrait l’atteindre. J'ai eu des modèles qui travaillaient pour nous qui, au début, pouvaient à peine supporter une fessée manuelle, qui sont maintenant en mesure de se prendre à cul nu la palette en bois. Rien ne s'est passé pour augmenter leur tolérance à la douleur, nous avons simplement appris à mieux les connaître et, par conséquent, sommes mieux en mesure de lire leur langage corporel pour voir quand la fessée plus dure peut commencer. Je pense que beaucoup de producteurs de fessée se court-circuitent dans les grandes largeurs avec la sélection de modèles. Ils embauchent n'importe qui de mignon et puis fessent juste comme plâtre. Celles qui survivent sont à nouveau embauchées, les autres sont envoyées promener. Ils ne prennent pas le temps d'apprendre à guider quelqu'un au niveau d'intensité que son public veut voir. Ils finissent simplement avec des modèles qui peuvent naturellement faire face à beaucoup de douleur. S'ils en apprenaient davantage sur les endorphines et les utilisaient à leur avantage, ils trouveraient rapidement que la taille de leur groupe de modèles augmenterait de 500%.

 Je vais ici prendre des risques et suggérer quelque chose que je n'ai jamais vu mentionné auparavant. Regardons d'abord quelques-unes des découvertes actuelles dans le domaine de la recherche sur l'endorphine. Il a été constaté que les endorphines:
- améliore
nt le système immunitaire
- soulage
nt la douleur
- rédui
sent le stress
- contre
nt certains des effets du processus de vieillissement
- augmente
nt la libération d'hormones sexuelles
- provoque
nt un sentiment euphorique


Maintenant, s'il y avait une pilule qui pouvait faire toutes les choses ci-dessus, je suis sûr que les médecins la prescriraient à peu près à tout le monde. Vous n'avez pas besoin d'une pilule, vous avez déjà la prescription (votre derrière) et vous avez juste besoin de l'avoir suivie (une fessée). Si vous voulez mieux lutter contre la maladie, mieux gérer la douleur, réduire le stress de votre vie quotidienne, paraître et vous sentir plus jeune, augmenter votre désir sexuel, et trouver une euphorie naturelle sans drogues ou alcool, alors la fessée est le remède. Je suggère qu'une fessée par jour gardera le docteur loin de vous. Hmmm, peut-être que je dois ouvrir la première clinique de thérapie par la fessée😉 .
Posté par Michael Masterson le 08/02 à 10:10 AM 

Une clinique de thérapie par la fessée... Le rêve d'Hervé ! 
Alors mantenant, êtes-vous convaincu(e) des mérites immenses de la fessée entre adultes ?






vendredi 4 mai 2018

La culotte de feuilles (Jacques Serguine, 1992)

Jacques Serguine est un auteur que tout adepte ou personne curieuse de la fessée se doit d’avoir exploré. Personnellement, je ne trouve pas que son Éloge de la fessée, essai de démonstration quasi-philosophique, soit vraiment celui de ses ouvrages par lequel il faut commencer en raison de son style volontairement précis et détaché, mais assez alambiqué. Non, si vous voulez des émotions, des situations insolites, allez plutôt explorer ses romans : ceux que je vous cite ci-dessous devraient vous fournir de multiples occasions de vous réjouir.

Jacques Serguine


Né en 1934 à Neuilly, Jacques Serguine, nom de plume de Jacques Gouzerh, est remarqué très jeune par Jean Paulhan qui publie ses premiers textes dans La Nouvelle Revue française. En 1959, son premier roman, Les Fils de Rois, inaugure la collection Le Chemin (Gallimard), et rate d'une voix le Prix Médicis, derrière Claude Mauriac.
Assimilé au mouvement littéraire des Hussards (mouvement littéraire français des années 1950 et 1960 proclamant que « l'art pour l'art est un appel stérile à la liberté », qui s'opposa à l'existentialisme sartrien alors tout-puissant, qui portait l'amour du style et l'impertinence en étendard, et dont le noyau dur du mouvement compte Antoine Blandin, Michel Déon, Jacques Laurent (autre adepte notoire de la fessée sous le pseudonyme de Cécil Saint-Laurent, dont je vous ai déjà parlé dans ce blog) et, pour chef de file, Roger Nimier, dont le roman Le Hussard Bleu a donné son nom au mouvement), il déclinera l'invitation par convictions politiques.
Son quatrième roman Mano l'Archange, bien qu'unanimement salué par la critique, se voit interdit à la vente pour "atteinte aux bonnes mœurs".
Il est par ailleurs l'auteur du scénario original du film La Fiancée du Pirate de Nelly Caplan, avec Bernadette Laffont.

 Affiche du film "La Fiancée du Pirate"

En marge d'une œuvre littéraire remarquée et consacrée à l'aspect sensuel des rapports humains, Jacques Serguine est aussi l'auteur des célèbres Cruelle Zélande (1978) et Éloge de la fessée (1973) dont on a pu dire qu'il a donné des lettres de noblesse à cette fantaisie érotique, mise en avant dans d’ autres ouvrages comme Délit du corps (1998), L'Été des jeunes filles (2006), avec son deuxième volet L'Attendrisseur (2007), et La Culotte de feuilles (1992) dont je vous présente ici un extrait qui se situe en amont des principaux épisodes du roman (les aventures et mésaventures d’une jeune femme est débarquée sur une île tropicale pour cause d'excès de sensualité!) dont voici un résumé :

Débarquée sur une île prétendue déserte, la jeune Sandra découvre, sous les nuits chaudes des tropiques, l'ivresse des sens. Paresse, indolence, volupté, les sensations s'effeuillent au gré du désir et des caresses, avec des partenaires étranges, complaisants, dominateurs. D'une innocente perversité, en simple tenue d'Eve, l'héroïne se livre, s'abandonne à des ébats torrides et s'invente de nouvelles jouissances. Érotique et exotique, une invitation au plaisir...

Mouais… Ce que je peux vous mentionner, c’est que l’ivresse des sens prendra souvent pour Sandra la physionomie d’une bonne fessée cul nu ! La particularité de cette jeune personne est que la fessée, si elle est poursuivie assez longuement, la conduit immanquablement à l’orgasme, quelque soit son opposition mentale, la cuisson dont souffre son postérieur ou la quantité de larmes versée, particularité dont l’extrait présenté ici se fait l’écho.
Bonne lecture !

La couverture de l'ouvrage original (1992)

La culotte de feuilles

(L'amant)

Et moi j'avais aussi un con d'amant, il y a déjà longtemps, qui adorait me fesser. Mais jamais quand, par exemple, on était nu, sur le point ou plus ou moins en train de faire l'amour, de sorte que cela aurait été un jeu parmi d'autres. Non, trop simple, je suppose. Avec lui, il fallait se trouver déjà devant la porte du palier, on sortait pour aller chez des amis, ou voir un film ou découvrir un nouveau restaurant. Je m'étais faite toute belle, comme une dame qui serait une jeune fille, avec, par exemple encore, mon chemisier en soie sans manches, des dessous de soie, une minijupe en velours, et les craquantes petites bottes en cuir noir qu'on portait à ce moment-là. Et d'un seul coup :
- Attends...
Il m'attrapait par le coude, se laissait choir sur le premier siège venu et me couchait sur ses genoux. Ça me mettait dans une telle fureur, que je hurlais, me tortillais comme une anguille pour arriver à me redresser. J'aurais voulu le tuer, justement parce que j'étais si belle et si... digne. Mais il me maintenait sans peine, par les muscles il était le plus fort, sinon par sa cervelle de crétin. Alors voici ce que je veux raconter. C'est qu'à la seconde même où il m'avait remonté ma minuscule jupe au-dessus des reins, à l'instant surtout où il m'avait épluchée de ma culotte, qu'il descendait sur les cuisses, je cessais de bouger, fût-ce d'un millimètre, ne proférais plus un mot ni un son. Comme si... je n'en avais plus envie. Il me fessait à m'en faire pleurer à chaudes larmes, à me mettre le derrière en éruption, et moi, j'acceptais ça, on aurait dit que je trouvais ça bien. Je ne peux pas l'expliquer vraiment. On aurait dit qu'à partir du moment où, moi qui étais une jeune fille très élégante et très sexy, une dame en un sens, il m'avait déculottée, mis le derrière comme à un bébé, alors j'étais un bébé. On donne leur fessée aux bébés, et eux la reçoivent et n'ont pas voix au chapitre et c'est tout. Il y a une autre vérité, qui est que pour eux, les bébés, cela semble terriblement protégeant et rassurant d'être fessé. On a toujours mérité une fessée, de façon ou d'autre, et que l'on vous l'administre légitime l'ensemble de l'existence, et confirme dans la plus chaleureuse intimité l'équilibre général du monde.
Moi, je devais avoir le cul à peu près de la couleur des cerises, et, cela va de soi, quoique j'aurais préféré crever que de l'avouer à l'époque, je jutais comme une laide. Alors mon crétin me remontait ma culotte, une admirable, toute propre, que je venais juste de choisir et de passer :
- On y va ?
C'était vraiment un con, et même pas très bon baiseur, trop expéditif, trop personnel. Mais pour le reste, pour ça, je lui étais attachée. Au fond le sentiment d'être un bébé est merveilleux, quand justement on n'en est pas un. On arrivait chez ces amis ou ailleurs, et tout en jouant à la dame, en bavassant de tout et de rien, j'avais cette conscience très secrète et bouleversante d'appartenir à quelqu'un, d'être, par là, quelqu'un moi aussi, contrairement à ce que l'on dit de la dépendance. Le derrière me cuisait encore, ma petite culotte était toute poisseuse et, par moments, de lents spasmes me faisaient onduler la matrice. J'existais, j'étais liée à quelqu'un qui de façon partielle et partiale, détournée si l'on veut mais très réelle, me connaissait.


La couverture du format poche (1994)
Mesdames, ou messieurs, c'est le moment de témoigner : la fessée vous fait-elle régresser à l'état de bébé ? Pour vous, est-il terriblement protégeant et rassurant d'être fessé(e) ? Et à l'instant on vous épluche de votre culotte, descendue sur les cuisses, cessez-vous de bouger ? Et mesdames, avez-vous été assez longuement fessée pour "juter comme une laide", si toutefois vous ne préférez pas crever que de l'avouer ?

J'aimerais dédier cet article à une adepte de la fessée dont, si on la croit, l'entrejambe ne reste pas indifférente à la pratique, mais qui a dû subir trop longtemps un "con d'amant" à "la cervelle de crétin", "un con, et même pas très bon baiseur" qui a failli la dégoûter de la pratique. Elle se reconnaîtra. En attendant de pouvoir la rencontrer un jour, je lui souhaite de beaux rêves...

dimanche 25 mars 2018

La liberté par la fessée

Après de la littérature années soixante/début des années soixante-dix orientée fessée, il est temps de revenir à un article de fond, et je me suis dit que le moment était venu de vous soumettre (!) celui-ci, écrit récemment par une certaine Katy O'Neil pour Unbound.
Son nom n’étant pas des plus rares, je n’ai malheureusement rien de plus à vous dire de cet auteur
trentenaire
(23 + 8,5 + 3 = 34,5, et comme l’article date d’il y a à peu près 6 mois, on peut estimer l’âge de l’auteur à environ 35 ans)
que ce qui est mentionné dans son article, si toutefois c’est bien le « sien » et si nous n’avons pas là
une identité factice afin de servir de pseudonyme.
Peu probable, mais comme je n’ai pas pu ni la localiser, ni trouver une adresse courriel pour lui parler de son article, son existence reste pour moi virtuelle.
Si quelqu’un(e) peut m’en dire plus et me fournir un moyen de la contacter, je suis preneur.
Mais qu’importe, car je pense qu’il vaut mieux se concentrer sur le contenu.

Par contre, voici comment Unbound se présente à ses lecteurs :

« 
Vous vous demandez probablement pourquoi nous avons lancé une entreprise comme celle-ci ...
Nous avons senti que le monde n'avait pas de place pour avoir des conversations amusantes et inclusives autour du sexe alors nous nous sommes mis en tête de créer ce monde.
Depuis ses débuts, Unbound est passé d'un travail
pour le plaisir (traduction: nous l'avons commencé dans nos minuscules appartements à New York) à un leader pour changer la manière dont les féministes explorent et apprécient leur vie sexuelle. Grâce à notre boîte trimestrielle, à notre boutique en ligne et à Unbound Magazine, nous croyons aux possibilités radicales du plaisir et nous sommes meilleurs quand nous nous réunissons. »

Voilà voilà voilà… Comme souvent, ce sont les mouvements féministes qui, dans le monde anglo-saxon, fournissent les meilleures réflexions sur la fessée, surtout si les récipiendaires sont des femmes, point qui m’intéresse le plus en tant que fesseur, comme vous devez bien vous en douter.
Là encore il est question d’abandonner le contrôle qu’exige la part sociale de notre existence, et du bien énorme que cela peut procurer, en particulier pour des personnes cumulant de multiples responsabilités
.
Là encore, je vous invite à participer et à poster vos réflexions constructives et vos témoignages si vous en avez. Au besoin, contactez-moi si vous ne voulez ou pouvez pas témoigner directement : je peux m’en faire le relais.
Et maintenant, bonne lecture : 


 

La liberté par la fessée (12 octobre 2017) 

https://unboundbox.com/magazine/blog/posts/freedom-through-spanking

Je suis une soumise et une féministe. Souvent, cela embrouille les gens (que ce soit à l'intérieur ou à l'extérieur de la scène fétichiste) et quelquefois ça m'embrouille même moi. Je me sens coupable de vouloir être fessée, menée à la baguette, ou être punie. Je ne suis pas la seule à me débattre avec ce qui semble être incompatible entre son personnage pendant la journée et ses désirs pendant la soirée; Jessica Wakeman a parlé exactement de ce sujet dans The Frisky et Jezebel. J'ai lu ces débats avec un intérêt considérable, et ils m'ont aidée à recadrer quelques pensées au sujet de ma propre sexualité.
Aussi longtemps que je me souvienne, j'ai toujours eu le désir de plaisir et de douleur en égale mesure. Même avant de comprendre vraiment ce que le sexe était, je voulais être fessée et punie. Ma famille faisait partie des décontractées et incluait très rarement la punition; en grandissant, je n'ai jamais été fessée par aucun membre de la famille, mais je mourais d'envie d'en avoir l’expérience. 
 



Et nous pourrions théoriser et nous présenter avec de creuses explications de psychologie pop sur la façon dont je désirais des limites ou recherchais de l'attention qu'on ne me donnait pas, mais le cœur de tout est que ma sexualité s'est formée autour de ce désir. C'est une part innée et semble-t-il permanente de mon identité sexuelle.



J'ai eu la chance d'être mariée pendant huit ans et demi à un homme qui était ce vénérable vieux cliché - mon meilleur ami, en même temps que mon amant. Je m'étais essayée auparavant à des jeux fétichistes et au BDSM, mais il a été la première personne avec qui je me suis trouvée assez à l'aise pour m'ouvrir complètement au sujet de quelques uns de mes désirs. J'ai toujours été l'instigatrice, mais je me suis toujours sentie capable de réclamer ce que je voulais et il était en général plus qu'heureux d'essayer une petite fessée ou un bondage.
Nous avons exploré beaucoup de choses ensemble – certaines ont fonctionné, et certaines non, comme recevoir la « cane » (!) – de la façon dont deux personnes qui se retrouvent mariés à 23 ans le font. Il est décédé il y a trois ans d'un cancer, et mon monde s'est arrêté pendant un moment.


Et pendant des mois j'ai pensé que je ne ressortirais jamais plus avec quelqu'un. L'idée d'avoir du sexe avec quelqu'un qui n'était pas mon mari m'était odieuse. Mais ces fichus besoins sexuels irrépressibles ne sont jamais partis, et au fil du temps la masturbation n'est juste pas devenue suffisante. Personne ne m'en avait avertie, mais le chagrin peut engendrer des choses marrantes à vos hormones et j'étais comme une adolescente en chaleur. Je voulais du sexe – pas seulement l'orgasme, mais un contact physique avec un autre humain. Et avec ça, toutes ces questions au sujet de ma sexualité ont refait surface.
C'était la première fois dans ma vie que j'accordais vraiment une pensée cohérente, réfléchie à la signification de mon fétichisme. Je n'avais pas eu le vocabulaire pour vraiment l'explorer sous cet éclairage quand j'étais ado, et je ne m'étais jamais interrogé dessus pendant mon mariage. Mais maintenant, je me demandais, mon désir d'être punie était-il une sorte de culpabilité sublimée à propos de la mort de mon mari? Voulais-je qu'un homme me batte simplement pour enlever toute possibilité de proximité émotionnelle? Recherchais-je un homme dominant pour me permettre de lui abandonner la responsabilité de mes désirs sexuels? Est-ce que tout ça faisait de moi une mauvaise féministe?

 

Mais le problème avec ces questions est qu'elles ont des réponses non quantifiables. Et alors que j'aurais certainement approuvé que ce qu'une femme choisit de faire dans la chambre n'est pas un choix fait en vase clos, que les normes patriarcales et les images sociétales misogynes influencent même les plus introspectifs d'enter nous, je ne pouvais m'empêcher d'être excitée par la bizarrerie. Tout ce que je pouvais faire était d'essayer d'y penser avec un œil critique et d'examiner de quelle façon ces images ont filtré jusqu'à moi en provenance d'une culture imprégnée de dominance masculine et de soumission féminine.


Bien que je ne puisse pas vraiment spéculer sur ce qui m'a conduite à la bizarrerie dans mes années formatrices, je peux réfléchir à comment et pourquoi ces images continuent à faire écho avec moi à l'âge adulte. Je pourrais produire l'argument que j'aime être dominée par à la fois les hommes et les femmes à parts égales,et que par conséquent cela n'a rien à voir avec le patriarcat. Mais cela serait quelque peu déloyal – alors que je suis souvent excitée par les femmes, mes images mentales de BDSM sont généralement « masculinociblées ».
L’idéal dans mon esprit est un homme habillé d'un costume, utilisant sa cravate pour me maîtriser, me pliant sur ses genoux pour me fesser. C'est une image que beaucoup vont trouver rétrograde et désagréable, sans oublier pleine de symbolisme inconfortable.

 

 












Par beaucoup de côtés, je comparerais ce fantasme à une sorte de résistance. C'est un scenario dans lequel les rôles sont amplifiés et exagérés. Le traditionnel homme-responsable devient un punisseur, presque un pastiche des années 50 du chef du foyer.
 
 
C'est une façon sûre d'explorer ce qui me semble être une image subversive, parce qu'au quotidien je suis la punisseuse. J'ai un travail exigeant dans lequel je suis responsable de beaucoup de gens, projets et budgets.
Abandonner le contrôle dans la chambre me donne quelques heures où finalement je ne suis pas responsable de moi-même ou d'autres gens, et c'est la béatitude absolue.
  
En dehors de la chambre, mon partenaire et moi nous habillons et retournons à la vie aussi indépendants, autonomes, égaux tous les deux très responsables d'eux-mêmes. Et c'est juste aussi chaud. 
Par Katy O'Neil , écrivain à temps partiel et fille qui prend du bon temps à plein temps, vit en brumeuse Écosse et rêve de climats plus ensoleillés.

mardi 6 mars 2018

MAMAN FESSE... (Sophie Dompierre, 1976)


MAMAN FESSE... (Sophie Dompierre, 1976)

J'ai trouvé à la fin de l'été 2012 ce texte sur un blog vraiment original, car il joint aux récits, quelquefois bâtis spécifiquement à la demande des lecteurs, des dessins de l'administrateur. Pas banal, d'autant que les rares dessins que j'ai pu y observer semblent vraiment essayer de coller au mieux à l'aventure décrite, et ont une apparence plutôt sympathique même si la maîtrise d'un professionnel du graphisme en est clairement absente. Vous ne verrez pas ici ces dessins, même à titre indicatif : je n'ai pas pris contact avec cet administrateur, un peu échaudé par le français déplorable régnant sur son blog.

Précisons-le d'emblée : si ce texte se retrouve ici, ce n'est pas en raison d'une éventuelle prise de position pour ou contre la fessée éducative. 
Là je renvoie toute personne qui lit ce blog à ses propres convictions, je ne suis pas là pour trancher sur le sujet, ni même pour le lancer, surtout pas.
Non, si ce texte figure dans ce blog, c'est en raison à la fois de son caractère un peu surréaliste, mais aussi de sa forme de légèreté, de futilité (le prétexte !) et d'anticonformisme qui le rendent assez amusant et très vivant à mes yeux. Et puis on peut aussi le comprendre comme une sorte de témoignage historique (le dérailleur du vélo !) nous replongeant dans un monde qui paraît bien désuet avec le recul. Rien de dramatique, finalement, dans cette fessée surprenante, et même un soupçon de provocation insolente apte à amener un sourire à mes lèvres. Ceci n'est pas bien sérieux, et tant mieux !
 
Étant tombé sur ce texte un peu par hasard, j'avoue avoir conçu quelques doutes sur la véracité de ce qui est affirmé en préambule : le texte serait extrait du livre de Sophie Dompierre "MAMAN FESSE …" publié aux éditions Dominique Leroy, datant de 1976 et retrouvé un peu miraculeusement dans la Vienne.
Soit, mais si ce texte a juste été recopié pour le blog, pourquoi cette étrange et incroyable avalanche de fautes d'orthographe et de grammaire ? Pas difficile pourtant de recopier soigneusement, non ? Et difficile de croire qu'un livre a pu avoir été édité avec autant de fautes ! D'ailleurs une petite recherche Internet ne m'a rien dit de plus sur cet ouvrage qui semble n'avoir jamais été chroniqué ou revendu sur les sites consacrés (pas de publicité !).
Ce livre a-t-il vraiment existé ?
Un peu plus tard (j'avoue que mon emploi du temps ne me permet guère de fouiller ainsi les recoins de la Toile), en poussant mes recherches un peu plus avant, j'ai trouvé bien "pire" : en octobre 2012 est paru un autre soit-disant extrait du livre dans lequel on peut lire ceci : « J'ai le cul pire que l'Etna en irruption » ! En bon scientifique soucieux de humeurs de l'Etna, j'avoue que cette innovation géologique inattendue m'a laissé perplexe et a renforcé mes doutes quant à l'existence du livre, à défaut de me provoquer l'éruption de boutons que l'on aurait pu craindre face à une telle agression de notre langue. 
Etna en éruption

Du coup, j'ai fouiné un peu (ce qui m'a permis de trouver encore au moins un extrait de « Maman fesse ») et j'ai pu hélas constater que si les dessins agrémentaient plutôt les textes, il faut savoir reconnaître les points positifs aussi, en revanche nous frôlions la catastrophe ne ce qui concerne la maîtrise de notre belle langue : fautes d'orthographe chroniques (« çà », « celà »...), accents posés en dépit du bon sens, fautes de grammaires récurrentes, en particulier en conjugaison où sont confondus, allègrement et régulièrement, imparfait et passé-simple de l'indicatif, d'une part, et futur simple de l'indicatif et conditionnel présent d'autre part, absence d'accords (le féminin du participe passé est presque toujours oublié), énormes erreurs de ponctuation, dont le pompon, outre la répétition inutile des points d'exclamation, doit être la présence dans les dialogues de tirets
et de guillemets (on ne sait jamais, deux sécurités doivent mieux valoir qu'une!)... Bref, tout pour rendre hélas la lecture incertaine et très pénible.

Il a bien fallu me rendre à l'évidence : peut-être que ce livre existe vraiment, le massacre de la langue française relevant alors plus de la négligence coupable du blogueur dessinateur que de la culpabilité d'une maison d'édition envers son produit, que j'ai un moment cru imaginaire tellement il me semblait inconcevable que l'on puisse publier une telle accumulation d'erreurs !

Du coup, si parmi vous quelqu'un a vu ou lu ce livre, qui me semble par ailleurs très prometteur -merci quand même au blogueur iconoclaste-, j'avoue que je suis amateur de tout renseignement le concernant. Les aventures sont de toute évidence purement imaginaires, la plupart de ses improbables événements se situant dans les années 60 ou au début des années 70, même si on peut supposer qu'elles reposent parfois sur quelques épisodes extrapolés de la réalité. Mais pour des passionnés de fessée, des récits aussi vivants valent leur pesant de cacahuètes malgré toutes leurs invraisemblances.

En effet, revenez au début des années 70, pour ceux d'entre nous qui les ont connues : imaginez-vous qu'à l'époque une adolescente de 13 ans puisse réclamer une déculottée à sa mère ?
Déjà, qu'elle réclame une fessée paraît bien improbable ! Mais une fois avertie qu'elle sera déculottée... Montrer ses fesses (et le reste) ! A l'époque, les enfants et adolescents faisaient tout pour y échapper, même les adolescentes habitées par une lubie. 
En privé, par jeu, par provocation, une fessée plus ou moins symbolique peut peut-être se concevoir, à la limite (et encore!), mais devant un homme étranger à la famille, qui plus est un artisan local connu susceptible d'aller raconter l'épisode un peu partout autour de lui ? Pas convenable ! Au passage, cette absence actuelle de fessée pendant l'enfance et l'adolescence est-elle une des raisons pour laquelle on entend de plus en plus parler de jeunes femmes poursuivant des études supérieures ou débutant leur vie active et réclamant d'être suivie par un ou une adulte responsable ayant la charge d'une sorte de "coaching" d'où la fessée qu'elles n'ont pas ou peu connue dans leurs plus jeunes années n'est pas absente ?
Si vous êtes une de ces femmes, même plus âgée, ressentant le besoin d'être ainsi guidée, n'hésitez bien sûr pas à me contacter ou à laisser un commentaire.
De la même façon, croyez-vous qu'une mère de famille intelligente et responsable, même animée par la curiosité et un peu énervée par l'attitude de sa fille, comme cela (sans accent !) est décrit dans cet épisode (il faut bien un prétexte déclencheur et je trouve celui qui est invoqué dans le texte pas trop mal trouvé) aurait pu décider à froid de flanquer une bonne déculottée à sa cadette de 13 ans pour un motif aussi futile, non seulement en baissant la culotte de la fille mais carrément en la lui enlevant, comme il est précisé ?
À l'époque, l'anatomie féminine était encore largement taboue au point que bien des fillettes échappaient à la déculottée, et même quelquefois à la « simple » fessée, là où leur frère aurait eu à la subir. Et ce qui valait pour des gamines de 6 ans valait encore plus pour des filles pubères ou pré-pubères de 13 ans !
L'éducation était encore très sexiste et marquée par une injustice qui n'a pas vraiment disparu, et pas toujours au détriment des filles, contrairement à l'idée répandue
à tort aujourd'hui, car on était beaucoup plus sévère et brutal avec les garçons, sous prétexte de les "endurcir". Mais même pour les garçons, beaucoup plus exposés à la mésaventure en raison de cette sévérité et du total manque de considération dont on faisait preuve à leur égard, il fallait un motif des plus sérieux pour en arriver à la déculottée. Quand on observe ce qui se passe aujourd'hui avec la fessée, accusée de tous les maux et en passe d'être judiciarisée, on mesure l'évolution des mentalités.

Et après une telle fessée, en admettant qu'elle soit arrivée, imaginez-vous une fin si harmonieuse à l'épisode ? Quelle fille serait allée ponctuer l'interrogatoire de sa mère d'un gros bisou après avoir subi une bonne déculottée devant un témoin masculin ?
Cela dit, il y a des jours où, même si on est partisan de la fessée entre adultes à partir de 18 ans seulement, on aimerait avoir été artisan maçon, non ?


Oh oui maman, je t'écouterai la prochaine fois !
Mais je ne jette pas la pierre à la romancière, si romancière il y a : j'ai moi-même bien nourri mes livres érotiques de telles invraisemblances pour, j'espère, le plus grand plaisir des personnes qui m'ont lu.

Et d'ailleurs, pourquoi vous ennuyer plus : foin de préambule et place à ce texte à mon avis fort réjouissant par son côté insolent et politiquement incorrect, que j'ai essayé de débarrasser pour vous de l'essentiel des offenses à la langue française. S'il en reste, soyez indulgents : il y en avait tant au départ...
Vous pourrez
peut-être ensuite me dire si cette fessée de roman a éveillé en vous des désirs.


 
Extrait du livre de Sophie Dompierre, "MAMAN FESSE ...", éditions Dominique Leroy, 1976.

"Euh... Maman... je crois bien que j'ai mérité la fessée !"
Ce n'était pas la première fois que Béatrice, ma fille cadette de 13 ans, se menaçait de ce châtiment ! Notamment, et surtout, quand un personnage masculin était présent !
Ce qui était le cas ce jour avec le maçon nouvellement installé à la sortie du bourg, et venu établir un devis pour notre véranda.
Mais cette fois, je voulais savoir jusqu'où sa lubie de "s'auto-vexer" pouvait aller !
"Ah ! Qu'est-ce que tu as encore fait comme ânerie ?
- Ben... J'ai cassé le dérailleur de ton vélo !
- Oh, en effet, mon pauvre vélo... ! C'est bien le genre de bêtise qui mérite une fessée !"
Elle fut légèrement décontenancée. Car d'habitude, je répondais par un évasif : "Oh... quand même... pas la fessée... à ton âge... !"
J'en profitai pour enfoncer un peu plus le clou !
"Et même une fessée déculottée, n'est-ce pas Béa ?"
Cette fois, elle avait rougi ! J'avais fait mouche !
"Alors tu as intérêt à demander pardon sinon je te déculotte devant monsieur Boris !"
Je pensais l'avoir domptée, mais elle eut un petit sourire qui m'agaça fortement !
Je la pris par le bras me dirigeant vers une chaise tout près.
"Ah ! C'est çà que tu veux ? Que je te baisse la culotte en présence du monsieur ? Qu'il voit tes fesses toutes nues recevoir une bonne fessée ? Eh bien tu vas être servie, ma fille !"
J'avais encore le faible espoir qu'elle se débatte afin d'éviter cette humiliation, mais non ! Elle se laissa faire, couchée en travers de mes cuisses !
Alors, remontée comme un coucou suisse, je n'hésitai pas !
Sa courte jupe fut retroussée et je lui retirai la culotte, montrant bien ses fesses toutes rondes.
Et je lui flanquai une fessée sans complaisance !
 
Ah ! Elle eut le temps de les montrer ses fesses remuantes et rougissantes !
Elle l'avait cherchée cette fessée, elle la recevait !
Une fois la correction finie, elle avait quand même les larmes aux yeux.

Bien sûr je demandai au maçon de garder le silence sur cet épisode.
"Vous savez, madame, un artisan ça n'entend rien, ça ne voit rien, donc ça ne dit rien ! Un atout majeur pour garder la clientèle !"
N'empêche que son pantalon avait une drôle de bosse !

Une fois le bonhomme parti, il est évident que je questionnai ma fille sur cette libido.
Sa réponse fut sans ambiguïté :
"Parce qu'un jour, alors que j'avais 7 ou 8 ans, tu m'as fait à peu près la même menace qu'aujourd'hui : "Toi, tu cherches une fessée ! Tu vas voir, je vais te la donner devant le monsieur !" Et ce fameux monsieur d'avoir rajouté : "Une fessée cul nu, j'espère !"
"Mais bien sûr !", as-tu précisé !


Depuis, j'en avais envie ! Et enfin, je l'ai eue cette fessée déculottée devant un monsieur !
Même si tu m'as fait très mal, je te remercie, maman !"
Et j'eus droit à un gros bisou !

Et  voilà, tout est bien qui finit bien : Béatrice a reçu la fessée déculottée qu'elle attendait depuis un lustre et en a remercié sa maman, pas du tout fâchée pour sa part du tour pris par les événements ! Harmonie parfaite entre la mère et la fille !
Reste à savoir si, maintenant qu'elle a pu constater la réalité de son envie, Béatrice ne va pas se prendre au jeu et vouloir renouveler l'expérience.

 
Avec une maman si bien disposée pour laquelle rien ne montre que l'aventure a déplu, bien au contraire, cela peut se transformer mine de rien en petit jeu tout à fait pervers mais probablement très agréable à vivre pour tout spectateur. N'ayant pas pu mettre la main sur le livre, je suis incapable de vous fournir la moindre information sur la suite de ces événements.
Un autre monde...
En rêvez-vous ?

vendredi 2 février 2018

La culotte de grande fille


Un nouveau petit tour par chez Veronica, histoire de vous faire patienter un peu en mettant en évidence une expression idiomatique : "mettre sa culotte de grande fille", autrement dit pour ces dames, se comporter en personne sensée, raisonnable. Or justement, Veronica, charmante par ailleurs, a beaucoup de mal à se comporter ainsi dans certaines situations où la frustration entre en compte. Elle se comporte alors en petite fille gâtée, colérique, capricieuse même, et le résultat ne se fait pas attendre.
C'est ainsi qu'elle a publié ce jeudi 1er février sur son blog (http://oldfashiongirlspanking), que vous connaissez maintenant fort bien si vous lisez le mien, le récit de l'une de ses capricieuses colères qu'un seul remède peut permettre de guérir. Devinez lequel...

 

Mets ta culotte de grande fille et fais avec !
"S'il te plaît, ne me fesse pas
 Je vais apprendre comment mieux faire face à la situation qui se présente à moi"
Mettant ma culotte de grande fille
 Avez-vous déjà eu ce jour où juste tout dégringole au pied de la colline et vous ne pouvez pas faire face?  

Eh bien aujourd'hui est vraiment ce jour pour votre pomme. Dès que je me suis réveillée Tony m'a annoncé de très mauvaises nouvelles. Notre croisière à Aruba est annulée en raison du mauvais temps. Pour empirer les choses, nous ne pouvons pas reporter, car nous ne serons pas en mesure d'obtenir du temps de congé au travail pendant un certain temps. Maintenant je sais que la merde arrive mais je suis folle... tellement folle que j'ai commencé à crier et à piquer une fichue crise de colère! Tony m'a dit de me détendre et qu'il se rachèterait mais "merde quoi" je suis toujours en rogne contre le monde entier. Tu aurais me voir debout dans ma culotte et t-shirt sautant comme un cabri en brandissant mon poing en l'air... LOL.  

J'allais appeler l'agent de voyages et lui dire ses quatre vérités mais Tony m'arrêta et il dit la seule chose que je ne voulais pas entendre. "Veronica, détends-toi et mets ta culotte de grande fille." Ce connard condescendant, comment ose-t-il me dire ça dans un moment de crise? Je lui ai fait un doigt avec un sourire malicieux sur le visage. "Maintenant, tu vas l'avoir" s’est-il écrié! "Puisque tu ne peux pas mettre ta culotte de grande fille et gérer la situation, je vais devoir la baisser."

 

 

 

 

 

 

 

Sur ses genoux, je me suis pris ce qui fut l'une des fessées à la main les plus dures que j'ai eues depuis très longtemps. Il a rossé mon derrière pendant 20 ou 30 minutes et a fini par enlever mon flip flop et m'a rossée un peu plus pour faire bonne mesure. 


 
Après cette fessée, j'ai senti toutes mes inquiétudes s’évaporer. Je me sentais tellement soulagée et en contrôle que c'était exactement ce dont j'avais besoin. Une fois relevée de ses genoux, je l'ai embrassé et je l'ai remercié et j’ai mis ma culotte pour conquérir le monde. :)


Et vous mesdames, connaissez-vous les mêmes émois capricieux que Veronica, la fessée vous soulage-t-elle de la même manière et pensez-vous la même chose que ce qu'elle proclame sur cette photo ci-dessous ? 
Quelquefois tout ce dont une fille a besoin, c'est une bonne fessée
Maintenant je peux mettre ma culotte de grande fille et continuer ma journée...
À votre avis ?